“L’auteur aurait tout intérêt à être piraté.”

La lecture du jour c’est cette très intéressante interview de Thomas Cadène, l’instigateur et gestionnaire de la bande dessinée “les autres gens” sur OWNI.

Entre autre chose fort chouette sur la monétarisation de contenu numérique, il y a ce passage très pertinent à propos de l’hadopi et des société de gestion de droit :

“Ce que je veux dire c’est que ceux qui prétendent parler pour nous (et qui parfois le font très bien, qu’on ne me fasse pas dire ce que je n’ai pas dit) n’ont pas du tout le même point de vue que nous, par nature. Nous ne sommes pas les mêmes. Un dirigeant de société de gestion de droit, lui, il veut des droits à gérer. L’écrivain, le dessinateur ou le parolier qui rapporte 30 € ou 150 € de droits par an ça l’intéresse parce que ça fait parti d’un tout. Alors il explique qu’il faut Hadopi pour défendre cet auteur. Mais putain, l’auteur, qu’est ce qu’il s’en fout du piratage ! 50 € ou 200 € ! Il aurait tout intérêt à être piraté, à rencontrer son public, à diffuser son œuvre. Hadopi dans ce cas là ne défend pas l’auteur mais défend la masse d’argent à gérer, le pouvoir.

Que ce soit clair, je ne suis pas un fanatique du piratage (même s’il ne me fait pas peur). Je suis simplement contre la réponse Hadopi à cette situation là. Quand je lis des abrutis défendre le piratage avec des arguments pathétiques de mauvaises fois en mode enfants gâtés, j’ai des envies de baffes mais il y aussi des débats passionnants sur la circulation des œuvres, sur le partage, sur la découverte. Ces débats, je n’aime pas qu’on les réduise à une caricature du “le pirate est un criminel”. C’est parfois un con, c’est souvent un passionné, c’est la plupart du temps ni trop l’un, ni trop l’autre. Alors ça implique un regard un peu plus précis sur une situation un peu plus complexe. Et la réponse Hadopi est à cette aune là d’une bêtise qui confine à l’exploit.

“Je ne suis pas contre le droit d’auteur.”

Qu’on comprenne bien : je ne suis pas contre le droit d’auteur. Sûrement pas. Sans lui je ne mange plus. C’est un système habile, intelligent. Mais très vieux et parfois complètement à coté de la plaque.

Je vois pas pourquoi on ne pourrait pas dépouiller, trucider, piller mon œuvre après ma mort. Enfin si quelqu’un a envie, pour peu que mon œuvre existe encore un peu.

Le pillage, la relecture, tout ça nourrit l’art. Toute l’histoire de l’art est fondée là- dessus.

Allez lire toute l’interview c’est vraiment intéressant !

Les majors pourraient lutter contre le piratage… illégalement

C’est ce que nous apprends la CERT ( Poland’s Computer Emergency Response Team ) qui a découvert un massif ajout de fichiers vérolés maquillés en film russe et - bien que prenant des pincette quand à l’accusation - aurait identifié au moins une startup ( ICM Internet Copyright Management ) connue pour ses liens étroit avec les majors comme source de l’infection.

« Il y a au moins un groupe d’intérêt qui pourrait bénéficier d’un empoisonnement des réseaux torrent, et il est facile à identifier : les sociétés multimédias et leurs sous-traitants. La conduite de ce genre de campagne par ces institutions ne serait d’ailleurs pas un précédent. Il est également possible que le trafic généré soit utilisé pour cartographier le réseau BitTorrent et pour collecter des données, dans l’optique d’une utilisation ultérieure » prévient le CERT.

Ce genre de pratique est illégale aux Etats-Unis, en Europe et du coup en Pologne.

Plus d’info sur :

ActuaLitte
Torrent Freak
GNT
Decrypted Tech
Freedom House

“qu’y a-t-il de plus agréable pour un politicien que d’enrichir un lobbyiste d’un trait de plume?”

C’est par cette phrase que Frederik Tibau termine son article pour datanews / le vifconsacré à la décision de la sabam d’addatquer devant la cour européenne de justice un, ou plusieurs ( pas décidé à l’époque - fin février ) isp ( fournisseur d’accès à internet ).

Voilà déjà un longtemps que la sabam essaye de créer la confusion sur le business de la fourniture de transit ip. Considérant que tout internaute téléchargé du contenu illégal, il est normal que les artistes soit rémunérer. C’est la même rengaine qu’on nous avait déjà servi avec les taxes pour copie privées qu’on paye désormais sur tout les supports de stockage numérique ( du cd vierge au disque dur en passant par la clé USB, le lecteur mp3, ou le smart phone ) et ce peut importe leur utilisation ou leur destination ( une entreprise qui utilise des cd pour faire des backups paye tout autant que le le groupe qui s’autoproduit et grave c’est albums lui même … ).

( Tentative de ) raquet à tout les étages aurait pu s’intituler cet article. Réduire internet au seul téléchargement - illégal - en demandant aux isp de reverser 3.2% du revenu des abonnement, est non seulement une insulte au peuple d’internet qui produit - pour souvent gratuitement - du contenu, mais aussi une pure hypocrisie vu que cette redevance n’est aucunement jointe à une quelconque légalisation des téléchargement.

La sabam serait alors payée deux fois quand on télécharge du légal - dont ils ont les droits - sur spotify ou deezer par exemple. Et nous ne sériions pas mieux protégé si l’on télécharge de l’illégal.
Cette double cotisation rendant l’offre légale - encore - moins attrayante qu’elle ne l’est déjà.

De la même façon elle pourrait demander à la poste de payer une redevance pour les livres - ou extrait - photocopiés qui serait envoyé dans le courrier, ou une taxe sur les feuilles blanches sous prétexte qu’on peut y reproduire des œuvres protégées, ou encore sur les routes ou les voitures sous prétexte qu’on pourrait avoir des contrefaçon dans son coffre ( et pourquoi pas dans son sac ou dans sa poche ). Heureusement pour elle ne s’aventure pas - encore - dans les domaines ou l’absurde de la situation est évident pour tout le monde et pas seulement pour les techniciens et les initiés.

Plus d’info à venir …

Droit d’auteur : votre dentiste peut diffuser gratuitement de la musique

Bonne nouvelle, la cour Européenne de justice (CJUE) à donné raison à un dentiste Italien qui refusait de payer la “Società Consortile Fonografici” (SCF) (équivalent italien de la Sabam) pour la radio qui diffuse de la musique dans sa sale d’attente !

Depuis des années la SCF tentait de négocier avec l’association nationale des dentistes un forfait pour cette diffusion. En 2006 elle tente le forcing en assignant un praticien en justice.

Dans son arrêt, la CJUE rappelle que le docteur en question faisait écouter uniquement la musique diffusée par des stations de radio, et non pas des disques qu’il avait lui-même choisis. Or, la directive européenne de 1992 sur les droits d’auteur “impose aux États membres de prévoir un droit visant à assurer qu’une rémunération équitable et unique soit versée par l’utilisateur lorsqu’un phonogramme (…) est utilisé pour une radiodiffusion (…) ou pour une communication quelconque au public”.

Peut-on lire dans l’article de Numérama, et plus loin de préciser que :


Par ailleurs, contrairement à un bar qui diffuserait des matchs de football, le dentiste ne choisit pas ce qu’il diffuse pour attirer une certaine clientèle et en attendre un retour financier. “Les clients d’un dentiste se rendent dans un cabinet dentaire en ayant pour seul objectif d’être soignés, une diffusion de phonogrammes n’étant point inhérente à la pratique des soins dentaires, s’amusent les juges. C’est fortuitement et indépendamment de leurs souhaits qu’ils bénéficient d’un accès à certains phonogrammes, en fonction du moment de leur arrivée au cabinet et de la durée de leur attente ainsi que de la nature du traitement qui leur est prodigué”. Dès lors, “une telle diffusion ne donne pas droit à la perception d’une rémunération en faveur des producteurs de phonogrammes”.

C’est donc plutôt une bonne nouvelle et l’on pourrait voir d’autres profession et d’autre pays s’intéresser au problème.


(Source: http)

Stop au racket de la SABAM

C’est sous ce titre que le sous-groupe dédié au question de la gestion des droit d’auteur issu de la pateforme CLIMA (centrale liégeoise des musiques amplifiées) vient de publier le texte suivant. Pour devenir signataire contacter l’initiative à l’adresse : stopauracketsabam AT gmail DOT com.

Stop au racket de la SABAM!

Appel à se rejoindre entre petits lieux de diffusion culturelle et collectifs organisateurs de concerts!

Depuis toujours, les petits lieux de diffusion culturelle comme les asbl, les maisons de jeunes, les petites salles, les petits bistrots et les collectifs organisateurs qui utilisent et participent à la dynamisation de ces petits lieux, jouent un rôle déterminant dans la promotion des pratiques et des expressions culturelles minoritaires et non commerciales.

A ce titre, nous lançons cet appel à la mobilisation pour réclamer une reconnaissance de nos spécificités par la SABAM et les pouvoirs publics qui les encadrent. Nous ne pouvons plus accepter que les réalités de la programmation de musiques vivantes dans les petits lieux ne soient pas prises en compte.

Nous voulons être reconnus dans nos rôles d’incubateurs de compétences et de talents, de tremplin pour les artistes, de dynamiseurs culturels des quartiers et des villes, de micro service public ouvert et accessible à tous, de maillon essentiel dans la chaîne de diffusion artistique. Nous sommes vitaux pour la culture créative de notre ville et de notre pays alors que notre situation économique est souvent précaire.

 Nous dénonçons les pratiques abusives et les tarifs exorbitants de la SABAM!

  •          Les tarifs fixés par la SABAM sont démesurés en regard des cachets artistiques, des rentrées générées par l’organisation de spectacle et des budgets dont disposent les organisateurs.
  •          La SABAM fixe et modifie ses tarifs comme elle le veut, sans concertation, et les applique de manière totalement arbitraire dans une logique qui correspond bien plus à son statut de société commerciale dans une situation de quasi monopole qu’au mandat qui lui est confié.
  •          Les forfaits qu’elle encaisse sans avoir aucune idée des œuvres qui ont été diffusées rendent impossible de les reverser aux artistes de manière équitable. La SABAM dit défendre les droits de tous les auteurs, mais, dans de nombreux cas, elle encaisse des forfaits déterminés sans véritables critères objectifs. Dès lors, il lui est impossible d’identifier les auteurs qui ne reçoivent rien en retour. Cette manière de procéder est un gigantesque racket organisé.
  •          L’absence totale de transparence et d’équité dans sa manière de reverser les sommes perçues aux ayants droit, ainsi que les démarches qu’ils doivent suivre pour réclamer leurs droits, lui permettent de cumuler des bénéfices énormes au seul profit des artistes les plus connus.
  •          Elle applique des amendes abusives et très contestables en cas de non paiement ou de non respect de ses règles;
  •          La SABAM ne vérifie pas si les auteurs sont bien affiliés chez elle avant de réclamer des droits d’auteur. Dès lors, il arrive régulièrement qu’elle réclame des droits pour des oeuvres sans être mandatée pour le faire. Elle perçoit donc des sommes considérables au nom d’auteurs qui ne verront jamais le moindre cent en retour.
  • Nous voulons rester libres d’organiser des spectacles par passion et non dans un but lucratif et vous proposons de nous mobiliser pour résister à ce racket en réclamant une exonération de la redevance SABAM pour les petits lieux de diffusion culturelle et les collectifs organisateurs.

    Nous ne cherchons pas à ne pas payer de droits d’auteur mais à avoir le droit de les négocier directement avec les artistes. En contrepartie, nous nous engageons à continuer de programmer des artistes marginaux et inconnus, à accueillir des artistes émergents pour permettre un renouvellement continu de la scène, à soutenir la création dans toute sa diversité, à favoriser une culture de proximité, conviviale et éclectique, à travailler dans un objectif d’éveil culturel des publics en proposant différentes formes de pratiques artistiques.

    Nous appelons également les “petits” artistes à rejoindre notre appel car il est évident que la suppression de la redevance ne servirait qu’à faciliter l’accès aux musiciens et à leur verser un cachet décent. Les conditions économiques des petits lieux de diffusion et des organisateurs ont une incidence directe sur les artistes qui s’y produisent. Etant conscients que la circulation du spectacle pour les artistes reste un gros problème, votre soutien aux petits lieux de diffusion et aux collectifs organisateurs est plus que pertinent.

    Nous informons également les artistes, qu’il est toujours possible de gérer eux-mêmes leurs droits ou une partie de ceux-ci (par exemple pour les concerts), qu’il n’y a aucune obligation à s’affilier à la SABAM pour pouvoir sortir un disque, que cette affiliation ne signifie aucunement la protection de leurs compositions et qu’il existe des alternatives.

    A plus long terme, nous incitons également les pouvoirs publics à se pencher sur une modification en profondeur de la loi concernant les droits d’auteurs avec pour objectif de ne plus confier cette gestion qu’à des asbl ou des sociétés à finalité sociales, et non plus commerciales, car c’est finalement la seule manière de garantir une transparence et une égalité de traitement.

    Si vous vous sentez concernés par cet appel, que vous y adhérez et que vous êtes prêts à vous mobiliser, ou que vous souhaitez plus d’info, contactez-nous à stopauracketsabam@gmail.com ou au 04/341.07.27 (La Zone) et 04/343.17.51. (L’Aquilone).

    Cet appel est issu de la plateforme CLIMA.

    Signataires: asbl l’Aquilone, asbl La Zone, Espace Marx Liège, Centre Culturel de Welkenraedt, L’Espace Georges Truffaut, DU VENT DANS LES CORDES ASBL, L’ Asbl Maison Des Jeunes Antistatic de Tubize, collectif Timmy Auf Den Deutschen Autobahnen !, festival les Barbantes, plateforme Sabbam Hussein, …

    Un anglais risque l’extradition vers les Etats Unis pour avoir mis des liens vers du contenu pirate en ligne.

    “Au Royaume-Uni, la ministre de l’Intérieur a approuvé l’extradition d’un étudiant britannique vers les USA. Son crime ? Avoir violé les droits d’auteur en lançant une plate-forme qui listait des liens menant vers des contenus piratés. Aucun fichier n’était hébergé par le site.” Lire l’article entier sur Numerama

    La Sabam poursuivie au pénal

    L’enquête a mené à une longue série de plaintes.

    La Sabam, société de gestion de droits d’auteur, devra comparaître devant le tribunal correctionnel, indiquent L’Echo et De Tijd jeudi sur leur site internet.

    La chambre du conseil de Bruxelles a renvoyé la Sabam pour falsification de comptes, abus de confiance et fraude dans la distribution des droits d’auteur. Le renvoi fait suite à la plainte déposée contre la Sabam par le compositeur belge Philippe Delhaye en janvier 2004 parce qu’il estimait que la Sabam le désavantageait dans la distribution des droits d’auteur. Le juge d’instruction Frédéric Lugentz a alors commencé à examiner tous les mouvements d’argent de la Sabam.

    L’enquête a mené à une longue série de plaintes. La Sabam a bénéficié d’un non-lieu pour certaines d’entre elles. Seules six subsistent, mais pour des faits sérieux. Ainsi, les comptes annuels auraient été trafiqués pour cacher le versement d’argent à un fonctionnaire du SPF Finances.

    “Pour les chefs d’inculpation restants, je suis convaincu que le juge du fond écoutera nos arguments avec attention. Dans le cas où le juge confirmerait un des chefs d’inculpation, la Sabam prendra ses responsabilités”, a indiqué Christophe Depreter, directeur de la Sabam, à L’Echo.

    Publié dans la libre le 16/02/2012

    Tags: sabam justice

    Le parquet de Bruxelles suspecte la Société belge des auteurs, compositeurs et éditeurs (Sabam) de ne pas restituer correctement les droits d’auteur qu’elle collecte

    Le parquet de Bruxelles suspecte la Société belge des auteurs, compositeurs et éditeurs (Sabam) de ne pas restituer correctement les droits d’auteur qu’elle collecte, annonce De Tijd qui précise que le parquet évoque un manque de contrôle interne.

    Des montants, qui auraient dû être restitués aux auteurs, seraient restés dans les caisses de la Sabam. Le parquet aurait l’intention de poursuivre la Sabam et cinq ex-dirigeants pour faux en écriture et abus de confiance.

    La société belge des auteurs, compositeurs et éditeurs (Sabam) estime qu’il est prématuré de répondre aux réquisitions du parquet de Bruxelles.

    Dans ses réquisitions, le parquet stipule une série de malversations concrètes qui auraient été commises entre 1986 et 2005. Il est notamment question de listes d’oeuvres d’auteurs qui seraient incomplètes ou fausses. Les auteurs concernés auraient dès lors touché des sommes ne correspondant pas à ce à quoi ils avaient droit.

    La Sabam juge tout commentaire prématuré

    Dans l’article, un certain nombre d’éléments sont avancés”, a souligné le porte-parole de la Sabam, précisant: “nous n’en avons pas connaissance parce que nous n’avons pas reçu les réquisitions. Lorsque nous les recevrons, nous examinerons, avec la direction et des avocats, quelles étapes nous devrons accomplir. C’est prématuré pour l’instant”.

    De son côté, le parquet de Bruxelles confirme sans autre commentaire les informations publiées par De Tijd.

    Belga, publié sur le site de la rtbf, le 22/07/2009.

    La justice s’intéresse à nouveau à la Sabam

    La Sabam va devoir se justifier devant un tribunal correctionnel pour falsification des comptes annuels, abus de confiance et fraude.

    La justice sintéresse à nouveau à la Sabam

    Double actualité pour la Sabam, ce jeudi. Après avoir reçu une gifle de la Cour de justice européenne qui estime que les tribunaux belges ne peuvent imposer le filtrage généralisé du Net, la plus grande société belge de gestion des droits d’auteur va devoir se justifier devant un tribunal correctionnel pour falsification des comptes annuels, abus de confiance et fraude. L’information a été révélée par notre confrère De Tijd sur son site internet.

    L’information nous a été confirmée par la direction de la Sabam. Les faits remontent à la période 1985-1995. La Sabam aurait donné durant plusieurs années une somme de 500 euros à un fonctionnaire de l’administration, conduisant la justice, pour cette raison, à considérer les comptes de l’entreprise comme « non fiables ». Une décision d’indexation des jetons de présence pour les membres du conseil d’administration, prise durant les années septante, n’aurait pas non plus reçu l’aval de l’assemblée générale. Le renvoi en correctionnelle concerne six des vingt-trois chefs d’accusation.

    ALAIN JENNOTTE dans le Soir, jeudi 16 février 2012

    La Sabam veut réclamer des droits d’auteur aux bibliothèque qui organisent des lectures publiques pour les enfants

    Selon cet article publié sur BoingBoing le 13 mars par Cory Doctorow ( donc je conseille par ailleur la lecture de son excellent roman “Dans la dèche au royaume enchanté” ).

    Il fait lui même référence à l’article de Robin Wauters publié dans “The Next Web”.

    Belgian copyright society wants royalties for library volunteers who read to small groups of children

    Robin Wauters writes in The Next Web about the bizarre, cartoon-villain move from Belgian copyright collecting society SABAM, who are demanding that public libraries pay royalties when volunteers read to groups of ten or so small children. SABAM is demanding €250 per year from each cash-strapped library. The technical term for this is “eating your seed corn” (a less technical term might be “acting like a titanic asshole”). If kids are read to, they grow up to be readers, and they buy books. If kids don’t get the reading habit, they won’t grow up to buy books and writers will starve.

    Twice a month, the library in Dilbeek welcomes about 10 children to introduce them to the magical world of books. A representative of the library in question is quoted in the De Morgen report as saying there’s no budget to compensate people who read to the kids, relying instead on volunteers (bless them)…

    The De Morgen reporter then contacted SABAM (probably to check if this wasn’t an elaborate hoax or some grave error in judgment) and received a formal statement from the organization asserting that, indeed, public libraries need to pay up for the right to – once again – READ BOOKS TO KIDS.

    Et l’article de Robin Wauters :

    I would have never, ever expected to be able to write a The Next Web blog post that involves my local library, but this story is just too crazy to not bring to your attention. It’s not really related to tech, though, so bear with me.

    People with a healthy interest in fundamental freedoms and basic human rights have probably heard about SABAM, the Belgian collecting society for music royalties, which has become one of the global poster children for how outrageously out of touch with reality certain rightsholders groups appear to be.

    In the past, SABAM has sought to require Internet and hosting service providers to install filters that would prevent the illegal downloading of files. They lost that battle.

    Then, they wanted social networking companies to install monitoring, filtering or blocking systems to prevent illegal trading of digital music and other copyrighted material. They lost that battle. Don’t expect those setbacks to make them back down in their quest to display a stunning amount of stupidity to the world, though.

    If you questioned the sanity of the folks over at SABAM before, now I hope you’ll realize just how plain evil they really are.

    This morning, word got out in Belgian media that SABAM is spending time and resources to contact local libraries across the nation, warning them that they will start charging fees because the libraries engage volunteers to read books to kids.

    Volunteers. Who – again – READ BOOKS TO KIDS.

    Don’t bother looking at the date: it’s not April Fools Day just yet.

    Newspaper De Morgen reported this morning that the local library in Dilbeek (my hometown), as well as a handful of other libraries across Belgium, have already been contacted by SABAM about the ridiculous claim.

    Twice a month, the library in Dilbeek welcomes about 10 children to introduce them to the magical world of books. A representative of the library in question is quoted in the De Morgen report as saying there’s no budget to compensate people who read to the kids, relying instead on volunteers (bless them).

    Obligatory feel-good photo of children reading a book – story continues below.

    SABAM got in touch with the library to let them know that it thinks this is unacceptable, however, and that they should start coughing up cash for the audacity to read stories from copyrighted books out loud. The library rep calculates that it could cost them roughly 250 euros (which is about $328) per year to pay SABAM for the right to – again – READ BOOKS TO KIDS.

    Schools are apparently exempt from SABAM’s wacky rule. Imagine that.

    The De Morgen reporter then contacted SABAM (probably to check if this wasn’t an elaborate hoax or some grave error in judgment) and received a formal statement from the organization asserting that, indeed, public libraries need to pay up for the right to – once again – READ BOOKS TO KIDS.

    Kafkaian as this whole ordeal may seem, in a way, I’m really happy that SABAM is doing this. Maybe this story is just crazy enough for the world to pay even more attention to their wicked ways.

    In my view, it’s not enough for people to call out the morons at SABAM for losing touch with reality. It’s not enough to make funny jokes about it. It’s not enough to bitch and moan about their behavior on Twitter and Facebook.

    SABAM is already facing court after accusations of falsifying accounts to cover up bribe payments, abuse of trust, copyright fraud and embezzlement.

    Maybe there’s more we can do. I’ve asked the Twitter community what Belgians (and possibly people outside the country) can do to nail SABAM to the cross in a way that will actually do some good, and I’m doing it here. This is an organization that is desperate for a thorough clean-up and maniacal regulatory oversight.

    Contacting the government to speak up seems to be the right thing to do. It would be super helpful if someone could point out in the comments if this is indeed the best place to file complaints, or if there are other ways to get the right government representatives to realize SABAM is crossing the line.

    Enfin, pour être complet, l’article de De Morgen

    Stop de auteursrechtenmaffia

    De Belgische auteursrechtenorganisaties (SABAM, SACD, …) laten flink van zich horen. “Geef ons jullie geld!” roepen ze. Voorleesvergoedingen, leenrecht in de bibliotheek, muziek in de wachtkamer: kassa open, or else! Alles, maar dan ook alles waar ze nog maar denken een “auteursrechtenbelasting” op te kunnen heffen krijgt zo’ n hold-up. Liefst twee keer.

    Laat je geen zand in de ogen strooien. Dit gaat niet over een “redelijke vergoeding voor auteurs”. Auteurs waar we overigens mateloos respect voor hebben. Dit gaat over de implementatie van één van de ergste aanslagen op onze cultuur sinds een zeker brandje in Alexandrië. Het resultaat van het op maffiose wijze afdwingen van wetten die nooit hadden mogen bestaan. ACTA, leenrecht, heffingen op alles en nog wat: in geen van deze wetten is ook maar enig voordeel te halen voor gewone stervelingen zonder een SABAM-lidkaart. Maar nadelen kun je krijgen.

    Hoe gaat men immers bepalen hoe deze letterlijk uit de lucht geplukte bron van inkomsten “eerlijk” te verdelen? Juist. Bibliotheken en internetproviders zullen mooi mogen bijhouden wat er precies geleend en gedownload wordt. Privacy? Ongefilterde communicatie op het internet? Uw burgerrechten worden aan het lelijkst denkbare geldbejag gespiest. Syrië wordt hier als lichtend voorbeeld gegeven, no joke.

    Hoe gaat men voorkomen dat net die mensen met het minste toegang tot cultuur en kennis - de armsten onder ons - nog verder buitengesloten worden? Of erger nog, financieel geruïneerd worden omdat ze geleerd hebben hoe het internet werkt? Hoe gaat men voorkomen dat auteurswerken voorgoed ontoegankelijk worden door administratie, budgettaire onmogelijkheden, etc?

    Nevermind dat deze vergoedingen niet eens naar de jonge auteurs en componisten gaan die het echt kunnen gebruiken, die nog écht bijdragen aan onze cultuur. Het gaat grotendeels naar een zeer beperkt clubje van uitgevers, erfgenamen van, auteurs die al lang binnen zijn en het leger privébelastingcontroleurs bij SABAM, SACD en consorten. Niet bepaald een bijdrage aan onze maatschappij. De eerste auteursrechtenmaatschappij die iets anders beweert mag zijn interne boekhouding op tafel leggen.

    Alsof het niet mogelijk is om een creatief beroep uit te oefenen zonder dit soort waanzinnige claims op de zelfverzonnen geldwaarde van gedachten. Architecten, modeontwerpers, open source programmeurs, chefs: voorbeelden legio van creatieve denkers die geen democratie moet verkrachten om geld te kunnen verdienen. Schrijvers en muzikanten, jullie kunnen dat ook! We betalen jullie graag, maar niet met het mes op de keel.

    Genoeg. Wij zullen niet hulpeloos toekijken hoe er een aanslag wordt gepleegd op de toegankelijkheid van onze collectief verworven cultuur. Hoe uit puur geldbejag de vloer wordt aangeveegd met onze privacy. Hoe met een eenvoudig wetsartikel iedereen, maar dan ook iedereen, gecriminaliseerd wordt. Wie onschuldig is, gooi de eerste mp3.

    Auteurs, verwerp deze waanzin. Zeg de Sabam/SACD-maffia de wacht aan en omarm het grote culturele delen dat ook jullie heeft grootgebracht. Gaat heen en kopieert.

    Pieter Iserbyt namens Pirate Party België, afdelingen Antwerpen, Gent en Leuven